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A Ghost story, through the Wall
Exposition, Art Contemporain, Musique, Performance, Talks, Cinéma
Artistes:
Charlotte Anneix
Clara Mauvillain Anneix
Ismaël Bazri
Deniz Bedir
Stéphanie Brossard
Bastien Faudon
Audrey Duchemann
Gabriel Faye
Tiziano Foucault-Gini
Helena Garza
Balthus Jeand’heur
Joyce Kuoh-Moukouri
Vic Orth
Maëva Pillon
100h
9 février 2025 - 15 février 2025
La Finca
En février 2025, l’exposition A Ghost Story Through the Wall a réuni une quinzaine de jeunes artistes autour des notions de frontières, de passage et d’imaginaires urbains. Pensée comme une plateforme pour les pratiques émergentes, elle explore la complexité du mur, à la fois obstacle, refuge et réceptacle des fantômes qui les habitent, entre intimité et exclusion, ruines et constructions récentes. À travers ce projet collectif, nous avons interrogé la matérialité, la symbolique et la monumentalité de ces limites. L’exposition a permis de donner visibilité aux artistes, de fédérer un public engagé et de transformer le mur en espace d’expression et de mémoire, où passé et présent se rencontrent pour lutter contre l’effacement du temps.

C’est l’histoire d’un mur, c’est l’histoire de fantômes, comme l’histoire de mémoire.
C’est l’histoire de l’histoire, du début des hommes à la jeunesse des arts.
“A ghost story, through the wall” nous raconte les histoires de ces fantômes qui habitent les murs, des artistes qui s’en servent comme toiles, et des limites imposées à l’Homme.
Ce mur, ouvrage de maçonnerie banale et plus que commun, est par définition un ensemble fait pour enclore ou séparer, exclure ou s’enfermer.
Il a souvent été la réponse aux peurs de l'humanité, comme c’est le cas pour les murs frontaliers, utilisés pour repousser, rejeter, exiler et isoler différentes populations, mais aussi à son désir de propriété, d’individualisation, d’égoïsme.
Mais ces murs sont aussi le réconfort d’une chambre, un refuge. Lieu d'isolement comme d’intimité, ces espaces clos qui façonnent nos quotidiens portent autant d’histoires que de moments vécus.
En s’appuyant sur ses rapports complexes, nous allons ainsi explorer sa matérialité tout comme sa monumentalité, sa symbolique, et ses fantômes, dans ses ruines et ses constructions récentes.
A la fois obstacle et toile ouverte, le mur se fait le réceptacle de ces gens qui le frôlent, le touchent, le heurtent. C’est gens qui passent au travers, une trace comme les restes d’âmes errantes, oubliées.
Cette exposition rend hommage à la mémoire, aux souvenirs, pour lutter contre l’effondrement du temps. - Capucine Berkrouber